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26/06/2017

Compte-Rendu du procès de Toulouse, vu par l'UNSA-Postes - jour 4

Lundi 26 Juin

4ème jour du procès de Cour d’Assises de Toulouse

La fille, le mari, et Françoise elle-même, ont témoigné ce matin avec beaucoup de courage et de dignité.

Ils ont chacun expliqué avec leurs mots le calvaire qu’ils ont vécu, et le traumatisme post agression qu’ils vivent toujours aujourd’hui. La peur du noir, d’être seule, a duré des mois, voire des années pour Françoise. Elle et son mari sont toujours en arrêt de travail. “Je suis devenue une autre personne. C’est un vrai désastre”, dit-elle. “C’est un bouleversement, un chaos complet…” En 4 ans, ils ont eu 400 consultations chez le psychiatre ou le  psychologue.

La seule volonté de Françoise, pendant le braquage, c’était que tout se passe bien. Elle avait peur pour son mari et ses enfants.

Françoise a rétabli la vérité à la barre en indiquant qu’elle arrivait seule à La Poste le matin, contrairement à ce qu’avait déclaré, sous serment, sa directrice vendredi dernier.

Ce qui ressort aussi de son témoignage, c’est que les mesures de sécurité sont inefficaces et certaines procédures sont dangereuses pour les agents.

Il serait temps que La Poste en prenne conscience, qu’elle améliore la sécurité et qu’elle “répare” quand elle commet de graves négligences, comme c’est le cas dans ces deux affaires.

Reportage France 3 du 26/06/2017 - à 5’30

23/06/2017

Compte-Rendu du procès de Toulouse, vu par l'UNSA-Postes - jour 3

3eme jour du procès de Toulouse :

Audition de la caissière de Bellefontaine, Elisabeth, qui a été agressée le 6 mars 2012. Elisabeth a été très courageuse, et a répondu avec beaucoup de retenue aux questions de la cour. Parmi les questions posées, celles concernant l’heure d’arrivée, le règlement intérieur (RI) et l’organisation du bureau étaient au centre des débats.

Sur l’heure d’arrivée anticipée d’Élisabeth :

“J’ai pris sur moi d’arriver 45 minutes avant l’heure normale pour que les clients ne soient pas pénalisés. C’est du bénévolat”. “On avait signalé au moment de l’élaboration du RI qu’il n’était pas possible de prendre à 7h30, et demandé d’ouvrir à 2”.

Question du Président: “Pourquoi ne demandez-vous pas à un collègue de venir ouvrir avec vous?” “Je ne vais quand même pas demander à un collègue de faire 45 minutes de travail gratuit…”.

Commentaires UNSA-Postes :

La Direction de La Poste sait, dès l’élaboration de son nouveau RI, que l’organisation du bureau de Bellefontaine ne pourra pas fonctionner sans la bonne volonté, la conscience professionnelle et le bénévolat de la caissière. La visite du CHSCT du 21/2 et l’audition d’Élisabeth confirment que le règlement intérieur ne tient pas. Il n’y a pas eu de réaction de La Poste pour modification du RI. Hors de question pour La Poste également de payer 2 personnes pour l’ouverture du bureau… rentabilité…

Quand on regarde de près le fonctionnement du bureau de Bellefontaine : seules les caissières prennent des risques, ouvrent le bureau seules, et font des heures supplémentaires non payées. Mais c’est le directeur qui perçoit une prime d’installation hors dispositif de 25000 €. Les caissières : 0 €, malgré le risque et même si elles sont agressées.

Plus le procès avance, plus la négligence, voire la faute de l’employeur semble évidente.

Nouvelle audience lundi 26/06/2017 à 9h avec l’audition de Françoise et des membres de sa famille.

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