Le Kremlin-Bicêtre le 3 mai 2019

Ouverture du procès de Didier Lombard le 6 mai 2019 : La Poste a-t-elle tirée les leçons de ce qui s’est passé à France Telecoms dans les années 2008/2009 : Rien n’est moins sûr!



L’UNSA-Postes a en effet le sentiment que La Poste ne semble pas prendre en considération les nombreuses alertes que notre organisation syndicale lui a adressé au cours des derniers mois.



En effet les réorganisations incessantes entrainent de plus en plus de souffrance au travail chez les facteurs et les guichetiers, mais aussi chez les cadres.



Il ne se passe pas une semaine sans que nous soyons appelés par des agents ou des cadres qui n’en peuvent plus.



D’un côté la Direction de La Poste demande aux cadres de faire de la productivité et d’un autre côté elle leur demande d’être bienveillants avec le personnel, il y a un moment où ces injonctions paradoxales ont leurs limites.



De plus en plus de cadres craquent et se retrouvent en burn out, ou sont poussés à démissionner ou à se mettre en TPAS (pré retraite spécifique à La Poste).



Certains médecins du travail de La Poste nous ont également alerté sur l’augmentation des cas de souffrance au travail, sur l’augmentation des suicides ou des tentatives de suicide.



Il faut que La Poste arrête d’être dans le déni et qu’elle regarde la réalité en face.



Le 26 juin La Poste est convoquée au tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand par une postière, adhérente à l’UNSA-Postes qui a porté plainte pour harcèlement moral, nous serons à ses côtés pour la soutenir et la défendre, nous nous sommes portés partie civile dans cette affaire.



Le procès de Didier Lombard qui s’ouvre ce lundi 6 mai n’est peut-être que le premier d’une longue série qui risque cette fois de concerner les dirigeants de La Poste.

Luc Girodin Secrétaire Général de l’UNSA-Postes