28 juin 2017

6 ème jour du procès de Toulouse

Témoignages de la psychologue et des policiers présents a la  Poste de St Cyprien le 2/5/2013.

L’expert psychologue évoque les effets traumatiques des braquages sur les victimes. Elles ont aujourd’hui besoin de suivis psychologiques et sont toujours très marquées des années après les faits. Il y a eu une véritable cassure entre la vie d’avant et la vie d’après. Le mari de Francoise est toujours sous traitement. Il a évoqué pendant l’expertise que sa femme était autrefois “quelqu’un de passionné par son travail”. Aujourd’hui, tout a changé. Il est en colère contre La Poste. Il tient son employeur responsable de ne pas avoir mis tout en oeuvre pour assurer la sécurité de sa femme.

Francoise est toujours sous traitement (antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères). La psychologue rappelle que Francoise est devenue très méfiante depuis ce 2 mai 2013. Le choc post-traumatique est très violent, d’autant qu’elle avait subi une attaque à main armée dans un autre bureau en 2012. La psychologue conclut qu’il faudra beaucoup de temps pour la reconstruction et la réparation. Les deux enfants de Francoise qui avaient 17 et 15 ans au moment de l’agression sont également encore très marqués : cauchemars, hyper vigilance, sentiment d’insécurité, comme pour leurs parents. Les séquelles sont également très importantes pour eux. Hier le médecin psychiatre qui a expertisé Élisabeth a également parlé de la violence de l’agression et du choc traumatique qu’elle a subi.

Nous espérons que le DRAT (Directeur Ressources et Appui aux Transformations), présent à l’audience aura écouté, entendu et compris la souffrance des victimes. Nous espérons qu’il fera le lien entre ce qu’ils ont vécu et ce qu’ils vivent toujours aujourd’hui. Pour aider à la reconstruction de chacun, La Poste se doit d’indemniser les victimes de façon exceptionnelle, puisque comme l’ont dit tous les experts : “Il s’agit d’agressions exceptionnelles”.

Plaidoirie des parties civiles

L’avocate de la partie civile relate la carrière d’Élisabeth et les faits qui se sont déroulés le 6/3/2012, et le courage dont elle a fait preuve. “Quand elle est dans le bureau, elle sait que personne ne viendra”, “elle sait qu’il faut qu’elle attende 25 minutes avec son agresseur avant que le coffre s’ouvre”. Elle ne vit plus comme avant, elle reprend le travail 4 mois après, mais pas dans un bureau, ce n’est plus possible. Elle essaie de se reconstruire, mais rien n’est plus comme avant.

Le 2ème avocat de la partie civile intervient ensuite. Il est la pour défendre les personnes qui sont derrière lui, les personnes qui ont été agressées, molestées. Pour elles, c’est la fin du bonheur, de l’insouciance. Pour la famille, il y a un “avant l’agression”, et un “après”. L’avocat décrit l’agression sauvage qu’ont subi les victimes. Ils sont réduits à la condition d’otages et sont traumatisés. Francoise va tout faire pour protéger sa famille. 4h d’angoisse et de calvaire. L’avocat décrit ensuite les traumatismes subis les années suivantes. Plus d’envies, que des “obligations” et du stress. L’avocat espère que ce procès sera la début de quelque-chose et que ça va les aider à se reconstruire.

Le procès reprend demain à 9h par le réquisitoire du ministère public.