27/06/2017

5eme jour du procès de Toulouse

Extrait d’un témoignage d’une COFI  (Conseillère Financière): “A force de faire de la productivité, La Poste nous met en danger, car on est de moins en moins nombreux dans les bureaux.” Ces réorganisations incessantes -souvent au détriment de la sécurité- sont régulièrement mises en évidence par notre organisation syndicale, mais la direction n’écoute pas, préférant la rentabilité à l’humain.

La Poste a demandé que le Directeur de la sûreté de l’entreprise vienne témoigner à la barre. Ancien patron de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) de Paris, retraité de la police, il déclare tout d’abord qu’il est venu apporter son soutien aux victimes. Il y avait 500 hold-up par an avant à La Poste, il y en a eu seulement 47 en 2016. Pour lui cette agression n’a rien de commun et il faut “bénéficier” de porosité, voire de complicité interne pour faire un coup pareil. Les agressions durent de 2 à 3 minutes habituellement. Il n’y a eu que 5 affaires de ce type en 10 ans.

Sur son rôle, il nous informe que le Directeur de la sûreté est chargé de mettre en place les règles, les procédures et le matériel. A la question du président : “Au niveau des procédures, qu’avez vous changé?” , le Directeur répond : “C’est très compliqué de mettre en place des procédures contre ces équipes-là”… C’est tout ce que nous aurons comme réponse…

“Est ce normal que la caissière ouvre seule le bureau?” “Qu’elle vienne 45 minutes avant l’ouverture normale pour ne pas pénaliser les clients?” Ces questions ne trouveront pas de réponse, puisqu’elles n’ont  pas été posées…

Après son audition, nous nous  demandons  quelle plus-value, et quel éclairage nouveau a apporté ce spécialiste de la sécurité.