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L’UNSA s’est créée en 1992 autour de 5 fédérations de fonctionnaires, dont l’ex-FEN (Fédération l’Éducation Nationale). Cette union a très vite décidé d’étendre son champ de syndicalisation à l’interprofessionnel, secteurs public et privé. L’UNSA est entrée à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) en 1999.

LA FÉDÉRATION UNSA POSTES SE CRÉE LE 17 DÉCEMBRE 1998 !

Pour un syndicalisme de proximité et de revendication au service des adhérent-e-s :

Le monde des entreprises bouge. A partir des années 70, accroissement du chômage, développement de la précarité, baisse de la croissance modifient notre environnement socio-économique. Pour certains, seuls les acquis restent à défendre.

Les grandes collectivités de salarié-e-s, aux droits égalitaires reconnus (salaires, carrière, etc…) sont abandonnées au profit de petites entités professionnelles, où la notion individuelle devient la règle.

Face à ces évolutions, les travailleuses et travailleurs ont perdu leurs repères et se sont trouvés désemparés. Ce qui est vrai dans les entreprises en général l’est bien sûr à La Poste : il suffit de voir quel trouble a semé la réforme des classifications pour les personnels. Or, face au désarroi des salariés et salariées, le syndicalisme traditionnel s’est révélé incapable de réagir. Comment pouvait-il en être autrement, alors que les ” dirigeant-e-s ” des organisations bureaucratisées existantes sont trop éloignés de leur base pour connaître ses préoccupations?

Pratiquer un syndicalisme au service des adhérent(e)s :

  • C’est être tous les jours à leur contact pour les écouter, les informer, les défendre;
  • C’est se mettre au service des autres pour améliorer leur cadre de vie.

Qui est mieux placé-e qu’un-e militant-e local-e pour défendre les intérêts de ses collègues? En se créant, l’UNSA POSTES a décidé d’occuper le créneau du syndicalisme de proximité.

Alors vous pouvez choisir :

  • Un syndicalisme d’adhérents et d’adhérentes,
  • Ou une bureaucratie syndicale.

L’UNSA POSTES sait que rien ne pourra évoluer à La Poste si cette dernière ne tient pas compte de la volonté des personnels.
Adepte de l’autonomie, qui ne consiste pas à isoler nos syndicats mais à laisser à nos militants et nos militantes une réelle capacité de décision dans leur zone d’action, L’UNSA POSTES est plus que jamais convaincue que les salariés et les salariées ont en priorité le besoin d’être informé-e-s et défendu-e-s au quotidien, sur leur lieu de travail. Et même si les obstacles à notre développement sont aujourd’hui encore nombreux, rien n’empêchera le syndicalisme de proximité de devenir le syndicalisme du troisième millénaire.

C’EST DANS CETTE PERSPECTIVE QUE L’UNSA INSCRIT D’ORES ET DÉJÀ SON ACTION

• Sur le plan revendicatif :

  • DÉFENDRE les hommes et femmes de La Poste en participant à l’amélioration de leurs conditions de travail. Les intérêts de chacun-e sont quelquefois divergents mais participent de la solidarité qui doit exister pour faire avancer le progrès social,
  • DÉFENDRE les emplois et lutter contre la précarité,
  • DÉFENDRE le service public et plus particulièrement La Poste dont le rôle de service public irremplaçable est en danger car l’entreprise est confrontée à plusieurs défis majeurs
  • Des défis que lui imposent les partisans de la libéralisation totale du secteur postal et, ceux parfois les mêmes, adeptes du démantèlement de ses activités,
  • Des défis liés aux moyens trop faibles dont elle dispose pour assurer ses missions de service public et qui l’amènent à se servir trop souvent de l’emploi comme d’une simple variable d’ajustement.

L’UNSA POSTES s’oppose au désengagement de La Poste des zones rurales.

De plus, L’UNSA POSTES considère qu’au-delà de ses services traditionnels, avec le développement de la poly activité, La Poste peut être le vecteur de consolidation de la cohésion sociale et de la cohésion territoriale de notre pays. II en va de sa survie, de l’avenir de ses personnels.

La réduction du temps de travail, dont il ne faut pas oublier la vocation première à créer des emplois, devrait être une chance pour La Poste si elle savait saisir l’occasion qui lui est offerte d’adapter localement l’ensemble de son organisation aux exigences du service public, aux besoins des usagers et à ceux des personnels.

L’UNSA POSTES revendique la semaine de 32 heures en 4 jours et des créations d’emplois nécessaires à cette mise en place, ceci étant encore plus réalisable si on considère les bénéfices annoncés par La Poste.

Une telle démarche, nécessairement initiée dans la transparence, justifierait un contrôle quant à sa réalisation, permettant de rétablir les situations d’inégalités, d’injustices et d’irrationalité qui existent aujourd’hui en divers points du territoire. Elle justifierait aussi un contrôle quant à son application. Elle ouvrirait en outre des perspectives de réflexion plus larges sur l’évolution de La Poste.

LES AGENTS CONTRACTUELS

N’oublions pas qu’un emploi de contractuel revient environ 30 % moins cher qu’un titulaire ; de plus, aux yeux de certains dirigeants, un Agent Contractuel présente des qualités de “malléabilité ” plus importantes que celles d’un titulaire. II est aussi fréquent de voir se créer des brigades de contractuels sur des horaires ou des tâches que les titulaires refusent. Par ailleurs, La Poste échappe au paiement des retraites pour cette catégorie.

Face à ce constat, fidèle à sa volonté d’autonomie et de proximité, l’UNSA POSTES a pris les devants en intégrant dans ses statuts la création d’un secrétariat de contractuels, car nous pensons que ce sont les contractuels qui défendront au mieux leurs intérêts.

  • Défendre les mêmes droits pour toutes et tous,
  • À travail égal, droits égaux.

L’UNSA revendique les mêmes droits pour toutes et tous, ce qui implique de créer les conditions d’une banalisation des fonctions :

  • Des mêmes niveaux de classifications,
  • Des salaires et primes identiques, dont la mise en place d’une prime d’entrée dans l’entreprise La Poste.

LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS

Il faut se rappeler que le code du travail indique que les discriminations salariales entre hommes et femmes, entre salarié-e-s d’un même milieu professionnel (CDI, CDD, etc …), sont interdites, et qu’en matière de salaires, obligation est faite d’utiliser les mêmes modes de calcul des critères de qualification, et des modes d’évaluation d’emplois communs aux salarié(e)s de l’entreprise.

C’est pourquoi L’UNSA revendique la fin de la disparité salariale.

À l’UNSA POSTES, nous nous battons pour une rénovation de la démocratie sociale, c’est le vote des personnels qui doit donner la légitimité aux représentants syndicaux ; nous pratiquerons une réelle information des personnels sans démagogie. Nous pensons que nous ne sommes plus au temps où les salariés et salariées étaient cantonnés dans un rôle de spectateurs. Aujourd’hui, chaque salarié et salariée est acteur de son avenir; chacun et chacune d’entre nous en votant doivent sanctionner les représentants syndicaux qui ne rempliraient pas leur mandat.

En ce qui nous concerne, nous défendons les décisions prises par nos adhérents(e)s au niveau local : nous défendons l’intérêt de tous les personnels de La Poste et de son groupe.