UNSA : Non à des ordonnances déséquilibrées !

“Prétendre réguler les relations de travail en les déséquilibrant au profit des chefs d’entreprise, c’est oublier l’objectif de justice que doit viser la loi. Dans le domaine du Travail, cela implique de compenser, par le droit, la relation de subordination entre le salarié et son employeur, de conforter la possibilité de représentation collective de salariés que leur contrat individuel de travail isole.”

Pour signer la pétition, rendez-vous sur le site UNSA.ORG.

Billet d'humeur de Charline Vanhoenacker - France Inter - La Poste et la "Silver Economie"


Le PDG de La Poste veut que La Poste “prenne sa part” dans la “Silver Economie”, traduisez : l’exploitation du pactole des vieux. Résultat les citoyens ne comprennent plus le rôle des facteurs, et il y a de quoi être perturbé…

“Bientôt les facteurs deviendront des auxiliaires de vie

Faut quand même pas pousser mémé dans les orties”

Ecoutez le billet d’humeur de Charline Vanhoenacker diffusé hier sur France Inter :


L'UNSA-Postes défend les postiers qui s'étaient engagés comme Conseillers Spécialisés en Assurances Collectives  (CSAC)

L’UNSA-Postes défend les postiers qui s’étaient engagés comme Conseillers Spécialisés en Assurances Collectives  (CSAC). La Poste leur avait fait des promesses qu’elle n’a pas tenues… L’un d’eux a attaqué La Poste aux Prud’hommes et a gagné. La Poste a fait appel du jugement. L’Unsa-Postes soutient son adhérent dans son combat, et d’autres actions vont être menées avec les autres CSAC.

Suite au drame de Merten, l'UNSA-Postes s'exprime

L’UNSA-Postes dénonce des cadences infernales pour les facteurs.

Luc Girodin, Secrétaire Général de l’UNSA-Postes :

“L’accident était tout à fait évitable si les facteurs avaient moins la pression, si les cadences étaient moins importantes, notamment si on arrêtait de rajouter sans cesse du travail aux facteurs sous prétexte de la baisse du courrier”.

“C’est un peu les injonctions paradoxales à La Poste. On vous explique ce qu’il faut faire règlementairement et on ne vous donne pas les moyens de le faire. On va envoyer un tract aux facteurs pour leur dire : Attention! Si vous ne respectez pas le code de la route, l’employeur, lui, n’hésitera pas à vous sanctionner. C’est ce qui s’est toujours passé : l’employeur ferme les yeux et le jour où un drame se produit comme celui de Merten et bien là, par contre, la responsabilité, La Poste ne veut pas l’assumer.”

Pour écouter l’intégralité de l’interview, voici le lien :

interview France Bleu du 27 juillet 2017

Article paru dans l’Est Républicain

La Poste condamnée par la cour d'appel de Nantes

Article France 3 du 11/07/2017

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé que le suicide d’un cadre de La Poste sur son lieu de travail à Trégunc (Finistère) en mars 2012, était bien un accident de service, a-t-on appris mardi de sources judiciaires. Par AFP Publié le 11/07/2017 à 14:45 Mis à jour le 11/07/2017 à 14:50 La cour a rejeté la requête de La Poste demandant l’annulation du jugement rendu en première instance par le tribunal administratif de Rennes, qui avait reconnu le 4 mai 2016 ce suicide en accident de service, soit en lien avec son travail.

Pour les juges administratifs, le geste de ce cadre du Finistère trouve “directement son origine dans les différents événements professionnels l’ayant affecté (…), compte tenu des relations de travail difficiles entretenues avec sa hiérarchie”, bien que le suicide soit intervenu alors qu’il était placé en arrêt maladie donc hors de son temps de service, selon l’arrêt consulté ce mardi 11 juillet par l’AFP.

Le fait que l’agent “n’ait pas, de son vivant, enclenché une procédure visant à faire reconnaître une situation de harcèlement moral” et que La Poste n’ait fait l’objet d’aucune incrimination pénale “ne sont pas non plus de nature à écarter la nature d’accident de service du suicide” de ce cadre, est-il souligné.

“Contrairement à ce que soutient La Poste, le suicide (de l’agent) doit être regardé comme imputable au service”, ont considéré les juges.

Plusieurs documents incriminants l’entreprise

Le cadre de 42 ans, marié et père de deux enfants, s’était pendu sur son lieu de travail, à la plate-forme courrier de Trégunc, le 11 mars 2012. La direction du Courrier Ouest Bretagne avait refusé un an plus tard de reconnaître ce suicide en accident de service - qui donne droit pour le conjoint à une indemnisation par la Sécurité sociale - estimant que le geste était imputable à un fait personnel, le cadre étant alors en arrêt maladie.

Il avait laissé avant son geste, à l’attention des organisations syndicales, plusieurs documents où il accusait l’entreprise, se disant “dos au mur” et faisant état “d’un acharnement, d’une volonté hiérarchique de (l’)acculer”.

La Poste soutenait que les difficultés mentionnées par cet encadrant avaient été ”à chaque fois solutionnées” et réfutait les accusations de harcèlement.

L’UNSA-Postes tient à féliciter Anne pour sa pugnacité qui lui a permis de gagner contre ce mastodonte qu’est le groupe La Poste, le syndicat l’assure de tout son soutien. La Poste a deux mois pour saisir le Conseil d’Etat afin de faire annuler ce jugement. L’UNSA-Postes espère sans trop y croire, que l’entreprise n’usera pas de cette possibilité, car nous constaterions, qu’une fois de plus, La Poste fuit ses responsabilités et continue à s’acharner sur les victimes.

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