Suite au drame de Merten, l'UNSA-Postes s'exprime

L’UNSA-Postes dénonce des cadences infernales pour les facteurs.

Luc Girodin, Secrétaire Général de l’UNSA-Postes :

“L’accident était tout à fait évitable si les facteurs avaient moins la pression, si les cadences étaient moins importantes, notamment si on arrêtait de rajouter sans cesse du travail aux facteurs sous prétexte de la baisse du courrier”.

“C’est un peu les injonctions paradoxales à La Poste. On vous explique ce qu’il faut faire règlementairement et on ne vous donne pas les moyens de le faire. On va envoyer un tract aux facteurs pour leur dire : Attention! Si vous ne respectez pas le code de la route, l’employeur, lui, n’hésitera pas à vous sanctionner. C’est ce qui s’est toujours passé : l’employeur ferme les yeux et le jour où un drame se produit comme celui de Merten et bien là, par contre, la responsabilité, La Poste ne veut pas l’assumer.”

Pour écouter l’intégralité de l’interview, voici le lien :

interview France Bleu du 27 juillet 2017

Article paru dans l’Est Républicain

La Poste condamnée par la cour d'appel de Nantes

Article France 3 du 11/07/2017

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé que le suicide d’un cadre de La Poste sur son lieu de travail à Trégunc (Finistère) en mars 2012, était bien un accident de service, a-t-on appris mardi de sources judiciaires. Par AFP Publié le 11/07/2017 à 14:45 Mis à jour le 11/07/2017 à 14:50 La cour a rejeté la requête de La Poste demandant l’annulation du jugement rendu en première instance par le tribunal administratif de Rennes, qui avait reconnu le 4 mai 2016 ce suicide en accident de service, soit en lien avec son travail.

Pour les juges administratifs, le geste de ce cadre du Finistère trouve “directement son origine dans les différents événements professionnels l’ayant affecté (…), compte tenu des relations de travail difficiles entretenues avec sa hiérarchie”, bien que le suicide soit intervenu alors qu’il était placé en arrêt maladie donc hors de son temps de service, selon l’arrêt consulté ce mardi 11 juillet par l’AFP.

Le fait que l’agent “n’ait pas, de son vivant, enclenché une procédure visant à faire reconnaître une situation de harcèlement moral” et que La Poste n’ait fait l’objet d’aucune incrimination pénale “ne sont pas non plus de nature à écarter la nature d’accident de service du suicide” de ce cadre, est-il souligné.

“Contrairement à ce que soutient La Poste, le suicide (de l’agent) doit être regardé comme imputable au service”, ont considéré les juges.

Plusieurs documents incriminants l’entreprise

Le cadre de 42 ans, marié et père de deux enfants, s’était pendu sur son lieu de travail, à la plate-forme courrier de Trégunc, le 11 mars 2012. La direction du Courrier Ouest Bretagne avait refusé un an plus tard de reconnaître ce suicide en accident de service - qui donne droit pour le conjoint à une indemnisation par la Sécurité sociale - estimant que le geste était imputable à un fait personnel, le cadre étant alors en arrêt maladie.

Il avait laissé avant son geste, à l’attention des organisations syndicales, plusieurs documents où il accusait l’entreprise, se disant “dos au mur” et faisant état “d’un acharnement, d’une volonté hiérarchique de (l’)acculer”.

La Poste soutenait que les difficultés mentionnées par cet encadrant avaient été ”à chaque fois solutionnées” et réfutait les accusations de harcèlement.

L’UNSA-Postes tient à féliciter Anne pour sa pugnacité qui lui a permis de gagner contre ce mastodonte qu’est le groupe La Poste, le syndicat l’assure de tout son soutien. La Poste a deux mois pour saisir le Conseil d’Etat afin de faire annuler ce jugement. L’UNSA-Postes espère sans trop y croire, que l’entreprise n’usera pas de cette possibilité, car nous constaterions, qu’une fois de plus, La Poste fuit ses responsabilités et continue à s’acharner sur les victimes.

L'UNSA-Magazine parle de l'UNSA-Postes

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Pour lire l’intégralité du magazine de juillet-août 2017, suivez le lien.

L'UNSA-Postes a signé le nouvel accord logement

14 juin 2017

La Poste a signé avec les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC et UNSA, un nouvel accord pour faciliter l’accès au logement au plus grand nombre de postières et de postiers. Chaque année plus de 9 000 postiers sont bénéficiaires des aides et solutions logement proposées. Depuis 2006, La Poste a construit une politique logement “ambitieuse, au service de tous les postiers”. Elle s’inscrit dans des accords successifs négociés avec les partenaires sociaux. Le texte signé le 30 mai dernier, améliore les accords précédents et propose des dispositifs renforcés aux 230 000 postiers. Il se veut faciliter l’intégration dans l’entreprise des postiers recrutés en CDI en renforçant l’aide financière au logement. Des solutions nouvelles d’hébergement temporaire sont également développées pour les postiers débutants en CDI, CDD et pour les alternants. L’accord conforte également l’effort financier de La Poste pour réserver directement auprès des bailleurs sociaux des logements avec un budget d’investissement de 20 M€ sur 3 ans. Les postiers disposent d’un accès facilité au parc social d’Action Logement et à des réservations directes de La Poste. Grâce aux moyens conjugués de La Poste et d’Action Logement, 2 284 postiers ont ainsi pu être logés dans le parc social en 2016.  Il donne un nouvel élan à l’engagement de La Banque Postale pour favoriser les projets d’accession sociale des postiers, notamment pour les financements PAS (Prêts Accession Sociale). Et prévoit le soutien aux postiers rencontrant des difficultés pour faciliter l’accès ou le maintien dans leur logement avec une enveloppe d’aides spécifiques de 450 000 € par an. Enfin, le texte permet l’accompagnement des postiers à l’occasion de projets d’évolution professionnelle nécessitant la recherche d’un nouveau logement. Il ouvre de nouveaux chantiers comme la préparation du logement aux exigences de la retraite ou à leur rénovation énergétique. Le groupe La Poste est le premier contributeur de la participation des employeurs à l’effort de construction (PEEC), aujourd’hui gérée par Action Logement. Dans ce cadre, le groupe La Poste a versé plus de 32 M€ en 2016. La Poste et Action Logement ont signé un partenariat renouvelé afin de développer encore les offres logement proposées aux postiers. « Forte de ses valeurs, La Poste sait prendre en compte les besoins en logement des postiers afin d’apporter des solutions pour accompagner les évolutions de leur vie personnelle et professionnelle, souligne Sylvie François, DRH du groupe La Poste. Cette politique logement doit également accompagner les transformations de notre groupe et s’y adapter ».

Mesures PPCR : l'UNSA-Postes a demandé l'ouverture d'un chantier de négociation et a été entendue

Suite au courrier adressé par l’UNSA-postes à Mr Philippe Wahl sur la demande d’ouverture d’un chantier de “négociation” relative à la transposition des mesures PPCR (Parcours Professionnels, Carrière et Rémunérations), Madame Sylvie FRANCOIS RH du groupe répond favorablement.

Vous trouverez en page 3 de la dernière gazette courrier les conséquences financières de ces mesures.

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